Archive for the ‘Communication’ Category

Éducation 2.0 : Six milliards d’autodidactes

avril 16, 2009 - 10:51 1 Comment

Dans le Libération.fr, Six milliards d’autodidactes est un article de Corinne Bensimon sur François Taddei et son rapport en éducation commandé par l’OCDE. Ce rapport à pour titre «Former des constructeurs de savoirs collaboratifs et créatifs.»

Extrait de l’entretien:

Vous rêvez d’une société d’autodidactes. C’est curieux pour un chercheur si diplômé…

Le paradoxe n’est qu’apparent. Il ne s’agit pas de supprimer l’enseignement mais de faire en sorte qu’il forme des jeunes dont la principale aptitude sera de savoir renouveler leurs connaissances. C’est une urgence dans un monde où la production de savoirs s’accélère de façon exponentielle. Depuis 1700, le nombre de publications scientifiques est multiplié par 100 tous les cent ans. Autant dire que ce qu’apprend un étudiant est vite dépassé. Cette évolution fulgurante des savoirs est dopée par celle des outils qui permettent de les produire et de les exploiter : l’informatique. La puissance des ordinateurs double en moins de deux ans. Conclusion, quelle que soit la formation reçue, il est vital de savoir mettre à jour non seulement son contenu, mais les façons d’y participer, sur le Web. A partir de là, on peut être créatif.

Mais ça veut dire quoi, être créatif ?

C’est être capable de faire de nouvelles constructions avec de nouveaux savoirs, un peu comme avec un Lego dont les pièces changeraient tout le temps. En France, on a une vision élitiste de la créativité. C’est un don qu’on réserve aux métiers d’arts : la haute couture, le design. C’est obsolète. Aux Etats-Unis, en Chine, la conscience de la rapidité des mutations et de la nécessité de savoir s’y adapter est une obsession. C’est ce que dit le «Yes we can» d’Obama : oui, nous pouvons tous changer.

Comment ?

J’ai intitulé mon rapport à l’OCDE : «Former des constructeurs de savoirs collaboratifs et créatifs.» En clair, l’école doit apprendre non pas des savoirs, mais à rechercher de l’information en utilisant les nouvelles technologies, à la critiquer, à la synthétiser et à produire de l’information en réseau. Le Web est un catalyseur que tous doivent apprendre à maîtriser dès l’école. Pour son offre de contenu, mais aussi parce qu’il montre que le savoir se construit de façon collective, dynamique. Tous les scientifiques le savent : nul ne peut plus maîtriser à lui seul un savoir.

La créativité est un produit collectif. L’individu s’efface, alors ?

Pas du tout. Dans ce système-là, on ne survalorise ni le savoir, ni le diplôme, ni le don. Mais la motivation individuelle et la liberté de pensée. Regardez le système scolaire finlandais dont le succès est envié par tous. Son maître mot, c’est la confiance dans les enseignants et dans les élèves. Les inspecteurs sont devenus des personnes ressource pour les profs, lesquels échangent en réseau, tandis que les élèves sont encouragés à travailler en groupe pour faire émerger leur point de vue personnel et aller vers les disciplines de leurs choix, plusieurs à la fois, de préférence. C’est crucial : les innovations naissent aux carrefours des disciplines. En France, créer des filières interdisciplinaires est un parcours du combattant.

Après quelques recherches, j’ai trouvé sur le blogue de Alexandre Arcouteil le rapport en question en format PDF :

Training creative and collaborative knowledge-builder : a major challenge for 21st century education

Au Québec, la réforme du Renouveau pédagogique (primaire et secondaire) orientée vers le développement de compétences et une approche socioconstructiviste, et le fait que quelques unes de nos universités ont migrées de WebCT à Moodle, sont de très bonnes nouvelles et de bonnes bases pour l’avenir. Reste deux éléments majeurs à réaliser, 1) se doter d’un plan numérique pour le Québec et 2) à transformer les processus d’appentissages et les adapter les stratégies pédagogiques.

Ce genre de rapport intégré dans le rapport final de l’OCDE, lorsqu’il sera complété, permettra de faire encore plus pression sur nos institutions publiques et les organisations pour innover.

Colloque : Le Web 2,0, les réseaux sociaux et l’éducation

mars 18, 2009 - 9:00 2 Comments

Je vais participer ce jeudi 19 mars 2009 au colloque Le Web 2,0, les réseaux sociaux et l’éducation organisé par le MATI (Maison des technologies de formation et d’apprentissage Roland-Giguère).

Les environnements technologiques, les standards et les pratiques innovantes.

Le Web 2,0 et les réseaux sociaux sont au cœur d’une révolution de l’enseignement et de l’apprentissage. Plus que jamais, les étudiants ont accès à des environnements collaboratifs qui favorisent le partage et la co-construction des connaissances (Elgg, Ning, Wikis, etc.). Plus flexibles, les outils technologiques du Web 2,0 offrent aux apprenants un plus grand contrôle et favorisent l’émergence d’espaces d’apprentissage personnels (Facebook). Les sites comme Wikipédia, Del.icio.us, YouTube et iTune U contiennent de plus en plus de contenu et d’approches susceptibles d’enrichir l’expérience d’apprentissage des étudiants.

Je serai un des plus fidèles spectateurs de la prestation de Claude Malaison et Sylvain Carle. Ils présentent une conférence intitulée « Expériences d’entreprises Web 2.0 au Québec, des acquis à connaitre pour le milieu de l’éducation ». J’ai bien hâte d’avoir leurs avis, surtout qu’il parait qu’ils n’ont pas la même opinion.

Une belle journée en perspective.

Il serait possible de voir les conférences en direct via le Web en suivant cette adresse.
http://www.hec.ca/audiovisuel/medias_hec/mati/mati_web2_03-09.asx

Génération, technologies participatives et appropriation

août 27, 2008 - 12:55 No Comments

Mario Asselin, est en direct de Ludovia 2008 (colloque scientifique/université d’été) sous le thème :

“Do it yourself 2.0 : Comment et quoi faire soi-même à l’aide de logiciels, matériels et dispositifs numériques : de l’intérêt de la facilitation de l’action et de la production dans le monde numérique.”
Plus de 40 communications sélectionnées sur les travaux de recherches sur le thème. Organisé conjointement par les laboratoires de recherche de l’IRIT (recherche informatique de Toulouse) de l’université Paul Sabatier (Toulouse 3), du LARA (recherche en audiovisuel) de l’Université du Mirail (Toulouse 2), du C.P.S.T. (sémantique et sémiotique) et du CEREGE (économie/gestion) de l’université de Poitiers. Une envergure internationale avec des intervenants francophones de Laboratoires, en France, aux Etats-Unis, Mexique, Belgique, Écosse, Québec et pays du Maghreb”.

Il nous partage, via son blogue Mario tout de go, ses impressions sur les conférences et les conférenciers.

Premier jet, la présentation de M. René Barsalo, de la Société des Arts Technologiques (SAT) à Montréal au Québec. Avec son billet Premières impressions, il a présenté un schéma ” dé«clic» générationnel” qui présent bien le défi des générations dans l’usage des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

De-clic générationnel Barsalo

Je crois que c’est nécessaire de comprendre que les technologies que les jeunes utilisent sont très différentes et plus complexes que les plus anciennes technologies. Par contre, les besoins sociaux fondamentaux auxquelles elles répondent sont les mêmes. Créer, communiquer et comprendre! Il est alors très possible (et souhaitable) que les générations plus vielles s’approprient ces nouveaux comportements communicationnelles via des technologies participatives.

Le réseau social “Apprendre 2.0″ sur la plate-forme Ning.com

août 27, 2008 - 9:02 1 Comment

Depuis quelques semaines, je suis membres de plusieurs réseaux sociaux sur l’excellent service Web Ning. Un des plus intéressants et dynamiques est celui sur l’apprentissage 2.0. C’est Florence Meichel qui est l’instigatrice de ce réseau qui s’élargit de plus en plus.

Je vous invite à vous connectez avec nous pour créer des liens et réfléchir avec des passionnés de l’éducation et du Web 2.0.


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